Les élèves d’une classe de Terminale ont profité de l’expertise de Madame Peggy Rolland lors d’une masterclasse de traduction de deux heures intitulée « Wie übersetzt man im Zeitalter von Deepl & Co.? » (“Comment traduire à l’ère de Deepl & Co. ?”).
Les élèves ont d’abord relevé les moments quotidiens où ils se trouvaient face à de la traduction tout en essayant de catégoriser ces occurrences (littéraire, commerciale, automatique…).
A travers divers exemples, les apprentis traducteurs ont constaté que plusieurs paramètres sous-tendent l’exercice de la traduction : espace (sous-titres de film, bulles de BD), époque, niveau de langue, perspective du personnage… Parfois même, c’est intraduisible en l’état : il faut alors ruser en trouvant une équivalence – comme pour les blagues carambars 🙂
Quel adverbe français traduirait “schtroumpfement” ici (extrait de la bande-dessinée Les Schtroumpfs) ?!
Par la suite, les élèves ont testé les performances de différents traducteurs en ligne en comparant la traduction d’un même passage. Les questions de programmation ont été abordées pour expliquer certaines absurdités.
Les limites d’une telle IA se sont particulièrement révélées lors de la traduction automatique d’une chanson : pour respecter la contrainte du rythme ou de la rime, rien ne vaut – encore aujourd’hui – l’esprit créatif humain.
Comment éduque-t-on une IA à traduire ?
Traduire une chanson allemande ?!
Pari relevé par les Terminales qui se sont pliés au jeu : chaque îlot avait pour consigne de traduire en français une strophe avant de la chanter devant la classe.
La masterclasse s’est clôturée par un échange de questions-réponses où les élèves ont pu en apprendre davantage, notamment sur le métier de traducteur.trice.
Voici deux témoignages d’élèves :
“Nous avons eu la chance de recevoir une traductrice qui est venue nous parler de son métier et de la traduction avec l’intelligence artificielle.
En plus d’en apprendre beaucoup sur le métier de traducteur/trice, nous avons traduit des textes par nous mêmes, puis avec l’IA. Nous avons alors vu que l’IA donne une traduction trop littérale qui fait perdre son sens au texte, et que le métier de traducteur/trice est vraiment essentiel.
Pour finir, nous avons traduit la chanson 99 Luftballons de Nena, ce qui était un exercice très intéressant et amusant, mais aussi compliqué.
Cette conférence m’a beaucoup plus et nous a permis d’apprendre beaucoup de choses sur ce métier passionnant !” Laura
“J’ai bien aimé cet atelier. La traductrice était très sympa et m’a donné envie de découvrir ce qu’elle fait. Les différentes activités qu’on a faites pour s’immerger dans le métier de traducteur étaient ludiques et j’ai passé un super moment. J’ai particulièrement aimé l’exercice de traduction de la chanson « 99 Luftballons ».” Anouk
